أبريل 11, 2024

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits (DUDH)

Après l’assassinat non-déclaré de toute tentative de paix palestino- israélienne. Et la succession des gouvernements d’extrême droit en Israël, le paye est entré définitivement dans un système d’apartheid, le dernier sur notre planète. Pour l’administration américaine et les autorités israéliennes, la prononciation de ce terme est un crime. A part les ONGs des droits de l’Homme et quelques intellectuels juifs et arabes, rare sont ceux qui avait le courage d’en parler. Même le secrétaire général de l’ONU, n’a pas hésité une seconde pour retirer le tampon de l’ONU d’un rapport rédigé par deux chercheures américaine pour l’ESCWA (à sa demande) sur le sujet. Antisémitisme et anti- sionisme sont devenus dans la législation de plusieurs pays occidentaux synonymes d’un seul terme.

Toutes les grandes questions posées par la société politique et civile palestiniens sont étouffé: La colonisation accélérée en Cisjordanie[1], plus de 5000 milles prisonniers palestiniens[2] dans les prisons israéliens, le blocus de Gaza qui dure depuis 16 ans, la misère dans la vie quotidienne des palestiniens, la discrimination accélérée entre arabes et juifs, et la judaïsation de Jérusalem[3]… Les autorités israéliennes ont exclus de leur dictionnaire la lutte politique et civique, que ce soit à l’égard des palestiniens ou bien même, des israéliens qui refusé que l’administration de la justice en Israël soit étrangler par un gouvernement extrémiste et corrompu.

Si les experts militaires nous disent : «Hamas a démenti une cinquantaine de livres et films qui glorifie le Tsahal par une petite opération minutieusement préparée », Benyamin Netanyahu, à lui seul, a sans doute fait mieux :

  • Il a prouvé sa théorie sur le rapport USA- Israël : ‘America is a thing you can move very easily’[4].
  • Il a imposé aux dirigeants occidentaux sa propre définition du «Hamas» et du «Djihad Islamique» comme la version palestiniens du Daech. Avec Daech, l’éradication est la seule solution.
  • Que ceux qui parle du système d’apartheid en Israël sont des antisémites qui se cache dernière le voile des droits de l’Homme.
  • Que la sécurité d’Israël va de pair avec la destruction du Gaza.

Ainsi, la route était pavée pour se venger de ces “animaux humains”, pour emprunter l’expression utilisée par Le ministre israélien de la Défense Yoav Galant en présence des ports avions américaines et sous les yeux du secrétaire d’État américain Anthony Blinken, qui rappelle à ceux qui ne le savent pas, qu’il est juif (sic!), après que le président américain Biden a donné une carte blanche au gouvernement Netanyahu.

Un défenseur israélien des droits humains, aussi juif que Monsieur Blinken, alerte  l’opinion internationale:

“Le ministre israélien de la Défense Yoav Galant a ordonné lundi un siège complet de la bande de Gaza: «Pas d’électricité, pas de nourriture, pas d’eau, pas de gaz.» Couper l’accès à l’électricité et à l’eau vitale à une population assiégée constitue une condamnation à mort pour les civils et une violation flagrante du droit international. La famine intentionnelle des civils constitue un crime de guerre et, dans ces conditions, la crise humanitaire à Gaza pourrait entraîner de graves dommages à la vie humaine”[5].

Pas un seul média occidental ne s’arrêtera devant ce cri d’alarme.

Un fonctionnaire de l’UNRWA m’a dit hier: “La différence entre l’acte terroriste du Hamas et l’opération militaire israélienne explique tous, l’un est fait par surprise, tandis que l’armée israélienne bombarde Gaza sous les caméras du monde entiers. Nous n’avons pas les preuves que les gars du Hamas ont coupées les têtes des enfants et violées des femmes, mais je suis certain que le monde entiers a vu les cadavres des centaines d’enfants palestiniens dans les rues de Gaza…”.

Le 9 octobre, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et États-Unis ont exprimé leur soutien à l’État d’Israël. Et annoncés que “les actions du Hamas n’ont aucune justification, aucune légitimité et qu’elles doivent être universellement condamnées”.

Peut-on rêver un jour à une condamnation catégorique des massacres commis contre les enfants de Gaza ?

[1] Plus de 900 000 juifs israéliens habitent en Cisjordanie (L’Humanité du 17 novembre 2022)

[2] Le nombre de prisonniers en détention dans les prisons d’occupation a atteint environ 5.200, dont (36) femmes et environ (170) enfants, tandis que le nombre de détenus administratifs a atteint (1.264), dont plus de (20) enfants et quatre femmes. (https://info.wafa.ps/ar_page.aspx?id=ZSx7h7a28203296649aZSx7h7).

[3] Haytham Manna, Al-Qods : Le prototype d’un système d’apartheid, GÉOSTRATÉGIQUES N° 62, 05/10/2023.

[4] The Washington Post, 16 juillet 2010     

[5] Guy Shalev, (Executive Director, Physicians for Human Rights Israel (PHRI) Raising a Red Flag, 11.10.23